- La décadence d’un tireur breton... -

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L’homme est une star, un attaquant redouté par les défenses et les hirondelles... qui évitent à présent le survol du stade de l’Abbé Deschamps, en raison de la présence de deux missiles sol-air : Guivarc’h et Diomède.

Mais sa carrière bascule à cause de l’Equipe de France, où il ne s’imposera jamais. Allons même jusqu’à dire qu’il frise le ridicule, avec un compteur piteusement bloqué sur 1 but en 13 sélections.

Ridicule qui s’accentue notamment lors de la Coupe du Monde 98 : après s’être blessé au cours du premier match contre l’Afrique du Sud... en retombant mal sur sa jambe droite de feu lors d’un « shoot in the air » dont il a le secret.
L’artiste revient en forme contre le Danemark mais, invisible pendant quatre matchs de suite, ce n’est qu’en Finale qu’il peut dévoiler au public toute l’étendue de sa panoplie de tireur en ball-trap : frappe molle, contrôle du tibia, position du crabe et vendange bourguignonne avant l’heure. Le gardien brésilien se régale du numéro de danseuse et s’échauffe tranquillement...
Bref, une Coupe du Monde manquée.

Et pourtant, il avait tout pour s’imposer le Stéph’, grâce à une complémentarité à toute épreuve avec Deschamps et Karembeu (même style de jeu, seul le niveau diffère...) et avec son collègue Diomède, qui ne jouera qu’un match de gala contre le Danemark.
Les difficultés surviennent avec les autres joueurs : Youri « le Snake » Djorkaeff ne lui fait aucune passe, Dugarry se révèle trop technique et Henry bien trop rapide pour lui. Reste un Zidane qui, par compassion, s’efforce à lui donner des caviars pour voir enfin un ballon finir sa course au fond des filets adverses... Par excès de gourmandise, Guivarc‘h tomba, chuta, manqua et gâcha tout... tout de même.

Après des tentatives à Newcastle, aux Rangers (où il fut champion en passant les ¾ des matches confortablement assis, sur le banc de touche écossais) et un retour triomphal de deux mois à Guingamp en temps que joueur, puis cadre commercial, il tente à l’heure actuelle d’oraliser les matchs de foot sur Canal +.
Il s’en sort comme beaucoup d’autres, grâce au micro, mais pour combien de temps ? Dans sa cabine de presse, ses vieux tics de gros frappeurs reviennent à la charge et il démonte tout ce qui se présente devant lui : oreillette, banquette, Cyril Linette... Et, malgré ces petits problèmes moteurs, invisibles à l’écran, il cartonne aux commentaires footballistiques en grand spécialiste de la prune maison façon « Francky » Sauzée.
Stéphane réussit le plus souvent à faire vivre le match aux passionnés du ballon rond et les bourrins des surfaces de 3ème division de district se retrouvent en lui. A l’ancienne, comme on l’aime en basse Bretagne.



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