Il y a très longtemps est né le patinage artistique... Puis, est né Philippe Candeloro. Ce fut l’année zéro. Celle de La Création.
Avant toute chose, non, non et non, le père de Philippe n’est pas le glorieux inventeur de la sucrette de papy, commercialisée sous le doux patronyme de Canderel. Là s’arrête l’anecdote promotionnelle et commence le parallèle entre les deux mondes de la légèreté audiovisuelle : le patinage artistique et la sucrette.
Si le quotient intellectuel de notre ami dépasse allègrement le nombre de calories présentes dans la fameuse sucrette, il reste pourtant aux yeux du grand public celui qui murmurait à l’oreille des pingouins... Un homme de la glace en somme.
Mi-homme, mi-Surya Bonaly, Philippe Candeloro est un jouet dont la France s’est lassée et a abandonné un soir de mars 98 sur le bord d’un podium olympique, à Nagano. Adopté par des hordes de petites japonaises prêtes à tout pour arracher un poil de sa crinière (voir le sublime site officiel, lisible uniquement en japonais !), notre Van Damme glissant se décida à fuguer pour rejoindre l’orphelinat international « Holiday on Ice », où il a pu poursuivre son apprentissage en se faisant un peu d’argent de poche...
Attention cependant à son palmarès : plusieurs podiums mondiaux, une médaille de bronze aux JO de Lillehamer, puis à Nagano (lieu de pélerinage des fans de Pierre Fulla), 5 fois champion de France et champion d’Europe.