- Candeloro, un triple-axel dans le décor ! -

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Le gros problème de « Candel », l’ami des ménagères et des humoristes en manque d’inspiration, c’est qu’il est comme un trotteur malchanceux : toujours placé, jamais gagnant.

Et si au PMU ça rapporte quand même un peu, en patinage ça agace surtout beaucoup. Ce qui fit dire à notre héraut : « Les juges ont toujours eu du mal à nous (Surya Bonaly et lui) accepter, parce qu’en nous mettant premiers, ils auraient peut-être pensé qu’on aurait piqué le pouvoir » . Quelle grande analyse tactique ! Une fois de plus, Philippe nous gate.

Nelson Monfort, du haut de son igloo de commentateur, hurlait à qui voulait l’entendre que le concurrent russo-slovène n’avait pas été avantagé par les juges roumains, biélorusses, lituaniens, polonais et leurs camarades de l’ancien bloc de l’Est !
Et Philippe, notre Philippe, était alors dans son costume de D’Artagnan bien trop moulant pour cacher la déception du sportif, dans le froid d’une patinoire aux allures de salle communale soviétique...

Car « Candel » c’est aussi un goût du déguisement à faire pâlir d’envie Patrick Sébastien un soir de cabaret et un phrasé qui n’est pas sans rappeler Alain Delon dans Franck Riva ... Un grand bonhomme quoi !
Capable de déclarer à la presse que D’Artagnan est son « héros du Moyen-Age préféré » (sic) , que Conan le Barbare est le choix de la maturité, que ses interprétations du Parrain I et II sont directement inspirées de Al Pacino, que Lucky Luke est un personnage historique et Bonaparte un philanthrope.

Bref, le "kid" de Colombes, débarqué sur la planète Terre en février 72, a toujours mis son image à la disposition de la rigolade et ne s’est jamais privé d’une déclaration remuante pour faire parler de lui.

Ainsi, lors du scandale Anissinat-Peizerat aux JO de Salt Lake City, alors que toute la France tente d’innocenter le couple médaillé d’or de toute tentative de corruption, il balance gentiment : « Si la France ne magouillait pas, elle n’aurait pas de médailles »... On imagine le sourire crispé des cadres de la Fédération Française des Sports de Glace, juste après l’annonce.

Aucun souci pour D’Artagnan. Candeloro sait aussi toucher à la fin de l’envoi, il dégaine donc à nouveau contre ses anciens patrons : alors que la fédé signe un contrat de 80 millions de Francs avec TF1 en 1998, l’homme embroche la FFSG en rappelant qu’elle lui devait 800 000 francs suite à des primes et des prix de galas... Et que bon, faudrait voir à part s’endormir sur le matelas ! La fédé s’exécute fin 2003 devant le chouchou des médias, suite à un jugement du tribunal de Nanterre.

Ce sera donc la guerre entre l’enfant terrible de l’âge de glace (ndlr : période 1994-1998 où les galas de patinage artistique étaient devenus le pain béni dominical de TF1, époque révolue depuis que Chuck Norris a fait voler en éclat les tutus à paillettes des danseuses ukrainiennes...) .

Devenu professionnel, il déclare ne pas avoir la possibilité de travailler en France puisque les « amateurs et même des gamins de 8 ans subissent des pressions pour m’éviter » (ndlr : ne va pas voir le Parrain mon enfant, il est méchant...).



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