Souviens-toi, c’était un soir d’avril 1990. Le visage collé au téléviseur tu n’en croyais pas tes yeux... Le Benfica Lisbonne venait de battre l’Olympique de Marseille, un but inscrit de la main par un ancien basketteur portugais venait d’abattre le portier phocéen.
A qui la faute ? A cette main volontaire non-sifflée par un arbitre amateur et boucher-charcutier de profession (information vérifiée auprès de la confrérie des tripiers de Vire) ou à cette casquette mal positionnée limitant la vue du gardien à 17 centimètres (les mauvaises langues diront qu’il aurait était plus efficace avec une cagoule...) ?
Jean Castaneda, dernier rempart maudit : 1 seul match de Coupe d’Europe au compteur, ce fut 1 défaite cuisante !
Remplaçant moustachu du chevelu Gaétan Huard (la mode était à l’abondance capillaire chez les gardiens de but) et éternel icône d’une humiliation légendaire, Castaneda a fait de la terre portugaise sa dernière croisade. L’homme aux gants troués prit en effet sa retraite sportive quelques semaines après l’épisode malheureux d’avril, et a immédiatement pris en charge l’entraînement des gardiens de l’OM...
Ironie du sort, c’est au cours de la séance des tirs-au-but que l’équipe marseillaise perdit la finale de Coupe d’Europe 1991 contre la redoutable Etoile Rouge de Belgrade (sic) ; l’élève de Castaneda n’arrêtant même aucune frappe yougoslave ! A croire qu’il avait reçu les gants troués du « maître » pour héritage.
Le fabuleux Jeannot est aujourd’hui très fier d’avoir lancé quelques grands noms du football moderne au cours de sa carrière d’entraîneur, qui compte 1 an à l’OM et 10 ans à Istres.
Citons parmi ces artistes le rennais Olivier Echouafni (qui n’a encore jamais trouvé ses pieds au moment de frapper), le sud-africain Pierre Issa (pensionnaire de seconde division anglaise) ainsi que le niçois Jacques « Pancho » Abardonado (Monsieur « 1 club par an »)...