Ce que l’histoire retiendra de ce formidable champion que fut Fabrice Bénichou, ce sont non seulement ses nombreuses victoires sur les rings, mais aussi et surtout son extraordinaire vaillance et ses déclarations fracassantes. Par exemple, et pas modeste, c’est lui même qui affirma, après son premier combat professionnel sous la houlette du charismatique promoteur Michel Acariès, qu’il deviendrait champion du monde.
Mais LE soir de Fabrice fut sans conteste celui de son appel du 18 juillet 1992... où il profitait d’une interview pour lancer un appel aux personnes susceptibles d’avoir retrouvé le compagnon qu’il avait perdu quelques jours auparavant (un magnifique Bull-Terrier de 1 an), et que Thierry Rolland, se saisissant du micro, reprenait d’une voix pathétique : « Moi-même Papa-chien, je comprends la détresse de Bénichou ».
Dans les années à venir, il étonna par ses tenues, ses coupes de cheveux, longs ou courts, n’hésitant pas à se faire tailler l’étoile de David sur une coupe en brosse, et les nombreux tatouages qu’il se fera faire lors de ses voyages dans le monde entier... sans compter son mémorable gadin sur le plateau de l’Equipe du Dimanche sous le regard narquois du pernicieux Pierre Sled, alors présentateur de l’émission phare de Canal +.