- La sulfureuse affaire des 3 doigts -

2 juillet 1997. Intervilles débarque au Puy-du-Fou pour mettre aux prises les protégés du Vicomte de Villiers et Ancenis, cité bien connue des amateurs de camping sauvage...
Les épreuves sportives se déroulent au mieux, Fabrice et Jean-Pierre Foucault rivalisent de joutes comiques (ndlr : vive l’humour !).

Au moment de la séquence intellectuelle tant attendue, Ancenis est en tête de quelques points. Chose inconcevable si l’on considère la publicité que peut apporter une finale au parc médiéval puyfolais (ndlr : 600 000 visiteurs par an) ; Olivier Chiabodo, arbitre impartial devant l’éternel, entre en scène.

Alors que Foucault pose à l’ex-député et toujours très influent Bruno Retailleau la question fatidique, déterminante pour l’avenir médiatique de l’équipe vendéenne, le fabuleux Chiabodo est soudainement pris d’une démangeaison digitale qui lui fait sortir sa main de sa poche et exhiber trois doigts en direction du questionné...

Sur le moment, les millions de téléspectateurs sont persuadés que le signe 3 signifie que l’arbitre rappelle à l’assistance qu’on en arrive à la troisième et dernière question. Jusque là tout va bien. Mais le plus dur n’est pas la chute, c’est l’atterrissage : quelques jours plus tard « Le Canard Enchaîné » publie la photo du geste affublée d’un article expliquant que le signe 3 correspondait en fait au numéro de la réponse demandée par Foucault, et non à un rappel anodin du numéro de la question.

TF1 laisse couler jusqu’à ce qu’un second article soit publié par le même quotidien et relayé en grandes pompes par Daniel Schneidermann dans « Arrêt sur Images » : on y explique que l’année précédente, déjà, une scène similaire avait eu lieu ; comprenant qui-plus-est les mêmes acteurs... A savoir Chiabodo et les Chouans du Vicomte ! Au moment des questions aux intellectuels du Puy-du-Fou, l’arbitre en chef d’Intervilles fut pris de semblables démangeaisons et exhiba négligemment quelques doigts coupables sur sa cuisse.

Le Puy-du-Fou remporta d’ailleurs la finale 1996 contre Mont-de-Marsan, bénéficiant d’une publicité bienvenue en période estivale.

Après avoir visionné quelques cassettes d’anciennes émissions prouvant de nombreux signes digitaux suspects, TF1 licencia sans frais son arbitre pour faute grave à répétition (sic).

Chiabodo attaqua en justice le vilain Canard afin de laver son honneur (ndlr : pour atteinte aux doigts de l’homme ?) mais ne récupéra de cette plainte qu’un franc symbolique en lieu et place des 400 000 francs réclamés.

La morale de cette histoire, c’est que les championnats de France d’Intervilles se sont très souvent jouées sur un fil... Pour Chiabodo, Intervilles fut a deux doigts d’être la consécration mais l’infortuné a pris un doigt d’opprobres !



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