Christian est enfant du baby-boom : lorsqu’il naît en 1945 à Bordeaux, le pays est alors en transe libératrice et les Etats-Unis sont encore nos amis.
Durant son enfance dans la ville d’Alain Juppé (enfin pas encore), Christian file le parfait amour avec celle qu’il a rencontrée dès ses premieres années : sa clarinette chérie. Pour ceux qui ne suivraient pas, Clarinette n’est pas une fille (oui c’est vrai Kenza, Clafouti ou FêteNat ça existe comme prénom, mais pas Clarinette, on n’y peut rien).
C’est ensuite à l’âge de 20 ans que Christian honore son premier amour, en se produisant dans toute l’Europe avec sa belle, virtuose en la matière qu’il était. Il obtient par l’Académie du Jazz, le Prix Sidney Bechet et enregistre alors deux disques de platine : Aquarella et Esquisse, et un disque d’or Couleur Havane.
Voilà, le mot-clef de ce début d’article est lâché depuis quelques lignes. C’était Clarinette (pas baby-boom, ni Alain Juppé). Clarinette car Christian Morin n’est pas le gars qui fait tourner la roue. Il est avant tout l’un des meilleurs clarinettistes français. Qu’on se le dise.
Pourtant, à force d’en jouer, Christian s’essoufle et la clarinette fatigue. Christian doit alors se trouver un nouveau passe-temps.
Or, quand on ne sait pas quoi faire... Quand son talent principal réside dans la maîtrise d’un instrument à vent... On devient sans problème... animateur télé. C’est la règle du PAF.
Vous saurez tout sur la carrière télévisuelle de Christian en lisant l’article proposé ci-dessous... Reste que quelques années après, Christian se retrouve éjecté du petit écran.
Or, quand on ne sait pas quoi faire... Quand son talent principal réside dans la maîtrise d’un instrument à vent et une expertise en roue tournante... On devient sans problème comédien. Christian Morin est alors Beaumarchais dans la pièce éponyme, au théatre Montensier de Versailles.