Certains ″comiques″ français (Laurent Gerra, Laurent Ruquier, Elie Semoun...) se targuent d’être les porte-drapeau de l’humour fin et délicat, écrit à la truelle et dégobillé sur scène comme un pot de Blédina par un nouveau-né. Nul besoin de vous dire qu’ils se trompent car un homme les surclasse : Michel Leeb.
Clone raté et autoproclamé du génial Jerry Lewis, cet ancien prof de philo du lycée de Bourg-la-Reine (il a du en faire des jeux de mots avec ça...) a enchaîné tout au long de sa carrière des forfaitures théâtrales et télévisuelles qui ne resteront pas dans les annales de l’humour. (non Michel, ne dis pas à quoi tu penses en lisant cette fin de phrase...)
Au-delà de textes insipides et de mimiques grotesques, l’humoriste fait sa renommée grâce à un état d’esprit cher à la France du beaujolais et du pâté Hénaff : l’obscurantisme néo-gobinien.
Pour Michel Leeb, les hommes naissent libres et égaux mais sont inévitablement soumis à une sorte de déterminisme social, voir racial, qui est un extraordinaire vivier comique pour l’humoriste. Ainsi, dans ses sketches les plus célèbres, il aime à brocarder les particularismes communautaires. Autrement dit, il ricane d’une vie qui n’est en réalité qu’un énorme cliché : les Chinois ressemblent tous à Jacky Chan, les Noirs sont plus proches du bonobo que de l’homme blanc et les femmes passent l’essentiel de leur temps à se poudrer le bout du nez.
Ah ! Que l’humour est beau, loin de toute préoccupation intellectuelle...