- Jean-Pierre François, le fils prodigue -

Lisez le début de l’article sur Jean-Pierre François !

Voilà donc notre gamin qui sort son premier single en 89, un titre composé par l’inévitable (ndlr : si seulement on pouvait...) Didier Barbelivien : Je te survivrai. Et pour survivre, il va survivre le JP ! Il pousse à peine la chansonnette et on l’envoie direct en case Sacrée Soirée...

C’est l’avalanche de décorations : le Top 50 l’encense, Foucault l’embrasse et Sabatier l’enlace. Il se murmure même que Ken le Survivant aurait été conçu sur son histoire. Dur à gérer pour le beau blondinet. D’autant plus qu’on lui concocte un clip de toute beauté, à mi chemin entre Alerte à Malibu et AB Production.

Et pourtant il en redemande le Jean-Pierre ! Barbelivien (ndlr : encore ? !) lui raconte qu’Il a neigé sur les lacs et lui demande de chanter là-dessus. Chouette programme. Rebelotte ! Les midinettes se ruent sur les 45 tours et découvrent en face B ce qui deviendra l’hymne de toute une génération d’adolescentes romantiques : Dans le bleu d’un jean usé. Tout le charme mystique d’un sportif à l’organe sismique.

Pour ne rien gâcher, Foucault, Sabatier et consort remettent ça. Tant et si bien d’ailleurs que le prédateur vendéen (ndlr : Barbelivien... si, si... Il lâche sa proie qu’une fois morte... Même scénario avec Felix Gray...) lui plante un album dans le dos et l’oblige à le fredonner en public. Jean-Pierre encaisse. Il chante, il chante soir et matin. Le public suit et reprend en chœur.

Seulement quelque part ça bloque, ça coince même mais le blondinet sait comment se relaxer. Il enchaîne orgies romaines au beau milieu de la Jet Set, sauteries mondaines dans le Show Bizz et parties de passe-passe allongé dans le Star System. Ce qui devait arriver arriva ; malgré un second album (ndlr : sans Didier... parti barber la vie de Félix) en 1991, Jean-Pierre tombe dans le trou noir de l’oubli médiatique.

C’est le fossoyeur Morandini (ndlr : un ancien collègue à nous) qui le récupère quelques années plus tard dans Tout est Possible. Un peu dépressif mais beaucoup triste, il confesse au Père Jean-Marc qu’il a touché aux femmes et à l’argent faciles...
On l’a aussi aperçu dans d’autres talk shows, où il venait plaider la cause des nanards de la musique, mis au placard parce qu’ils ont collaboré avec Barbelivien.
Même en ayant expliqué une bonne centaine de fois ses différentes incartades, dès qu’il apparaît c’est la même chanson : les gens lui en veulent d’avoir succombé aux sirènes de la luxure.

Heureusement que le Panthéon des stars francophones est là pour redorer le blason de nos plus grands talents.



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