- La seconde vie de "Vévé le Magnifique" -

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C’est là que débute la seconde vie de « Vévé le magnifique », gamin entreprenant et charmeur, entrepreneur charmant et malin. Rusé même...

Pour la légende, Hervé débuta sa carrière en se frayant un chemin jusqu’à la loge de Dalida lors d’un tour de chant de l’immense interprète de « Petit Gonzalez », à Bobino (ne nous demandez pas comment un adolescent d’1,62m peut échapper à une rangée de gardes du corps et à tout un service de sécurité, l’histoire ne le dit pas) : après être parvenu à approcher la grande artiste, le petit être lui demanda de bien vouloir écouter ses chansons...
La belle le fit le soir même !

La légende prétend même qu’ils finirent la nuit dans un hôtel non loin de Bobino ; Dalida en profita d’ailleurs pour écrire « Il venait d’avoir 18 ans » sur un coin du lit, au petit matin, entre Hervé et les croissants (... pas de pitié pour les croissants).
Peu de temps plus tard, lors d’une émission lui étant consacrée sur Europe 1, elle insista pour passer un extrait de son nouvel ami ; la radio s’exécute (c’est le cas de le dire).
Le titre deviendra un mythe pour tous les accrocs du slow chaud-bouillant, les Jean-Claude Duss de la drague et autres gentlemen de la FFR (Fédération Française de Rateaux).

Nous sommes en juin 1965 ; Hervé Vilard entre dans l’Histoire en proclamant « Capri c’est fini » sans avoir jamais pris la peine de mettre un pied sur la petite île italienne.
Effondrement touristique, scandale diplomatique, séisme économique. L’Italie demande réparation et exige l’extradition de l’infâme.
Hervé se cache et se déguise en Dave brun pour passer inaperçu dans les boîtes et les magazines yé-yé.
Le général de Gaulle comprend la gravité de la situation et envoie manu militari, en lieu et place du chanteur, une jeune actrice nommée Brigitte Bardot. La demoiselle est jetée en pâture aux réalisateurs transalpins, qui vont en faire un animal de cirque adulé et adoré. En proie au doute, ils lui greffent cependant un cerveau de poulpe pour ne pas la confondre avec Sophia Loren...
Pendant ce temps, le jeune Vilard file à l’anglaise aux quatre coins de la planète pour assurer la promotion de son disque : « on peut même dire que je ne fais que voyager, selon mon humeur, bonne ou mauvaise, selon le temps qu’il fait aussi » dit-il à l’époque, dans un langage que lui seul comprend. Et pendant qu’Antoine élucubre, Hervé vilarde...
C’est aussi ça l’image de la France hors de nos frontières : quelques glorieux ménestrels ayant rodé leurs spectacles dans les plus grandes salles des fêtes de province, piqués d’un désir d’exode et de réussite internationale.
Des gars ambitieux. Des gars paumés.

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