- L’enfance berrichonne d’Hervé Vilard -

Voir la rubrique complète sur Hervé Vilard

Retour aux sources en effet, car Hervé Vilard vécut toute son adolescence dans le Berry.
Berrichon de cœur, placé successivement dans sept familles d’accueil, le jeune homme connut des moments difficiles, épanchés dans la chanson mielleuse et les rythmes endiablés de la flûte à bec.

Hervé chante, danse, tape des mains, c’est sympa et surtout n’oublie pas... d’aimer sa mère (d’adoption) préférée : maman Simone. C’est elle qui lui ouvre les voies de la plénitude en lui présentant le Père tant souhaité, un fier curé de campagne comme on n’en voit plus depuis la dispariton de Don Camillo et la censure du merveilleux « Mon curé chez les nudistes ».

Bref, le jeune Hervé rencontre l’homme d’Eglise alors qu’il a à peine 11 ans mais, de suite, ce dernier comprend comment aborder le gosse à la mèche rebelle de manière ludique.
Dans un grand élan pédagogique, le curé assène trois heures de littérature au gamin, chaque soir à la sortie du collège. Ces travaux dirigés ont raison des derniers moments de liberté du futur Capri-ologue. Hervé fait une croix sur son enfance et se retrouve même à deux doigts de s’engager parmi les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, jeunes bûcherons amateurs de crucifix et de personnes âgées. Dans un ultime sursaut de sagesse, le garçon se concentre uniquement sur ses études et décroche fièrement le titre jalousé de Meilleur élève de son canton, avant de se voir décerner la récompense suprême : 1er de la classe communale à l’épreuve du Certificat d’études... Ca laisse rêveur dans les chaumières, forcément.

Diplôme en poche, le lascar se voit déjà adulé et riche, signant des autographes aux admirateurs qui se bousculent. Il imagine aussi, en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui son nom s’étaler.
Bref, il joue à la star mais n’a alors que 15 ans. Debout sur les bancs de l’école, la schizophrénie le reprend : il sera Edith Piaf ! Et le voici en train d’entonner « Milord » devant ses camarades ahuris, ou encore de retourner le préau avec « La vie en rose »...
Les filles aiment, les garçons ont peur, le curé apprécie.
Hervé comprend sa différence. Il est artiste.

Voir la suite de l’article !



S'inscrire au Fan Club

(C)opyright 1999-2005 - Stars Oubliées.com®