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Chantal Goya !)
Jean-Jacques a toujours trouvé que Chantal ressemble beaucoup à un portrait d’enfant peint par Francisco Goya. Le nom de scène est trouvé Chantal Deguerre sera pour toujours :
CHANTAL GOYA
En se promenant dans la rue le couple croise un petit garçon, Jean-Jacques lui demande son prénom : « Bernard » répond celui-ci. Cela donnera le premier tube de Chantal « C’est bien Bernard ». Chantal enchaîne les tubes yéyés, non seulement en France mais aussi au Japon où elle est troisième du hit parade derrière Elvis Presley et les Rolling stones avec « Une écharpe, une rose ».

C’est également l’époque du cinéma avec « Masculin féminin », « L’amour c’est gai l’amour c’est triste » ou encore « Les Gaspards » où elle donne la réplique à Michel Serrault et à un petit débutant : Gérard Depardieu. C’est le temps des grandes rencontres, Chantal fréquente les plus grandes stars de l’époque, notamment Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. Jean-Jacques écrit pour eux des chansons telles que « Pour moi la vie va commencer », « Comme un garçon », « Dilindam », « Tous mes copains »...
En 1970, Jean-Jacques monte sa première comédie musicale « Double V » destinée à sauver de la destruction le théâtre du Châtelet. Le théâtre est sauvé mais la pièce est un terrible échec. Toutes les économies du couple y passent. De plus la mode disco arrive et ni l’un ni l’autre ne vendent plus assez de disques pour couvrir leurs dettes. Les huissiers saisissent leur mobilier, Chantal, Jean-Jacques et leurs deux enfants s’installent alors à la campagne. Chantal est résolue : elle sera maman au foyer. La vie est heureuse à la campagne, Jean-jacques gagne suffisamment d’argent pour vivre confortablement même si la famille ne roule pas sur l’or. La vie à la campagne est saine, Jean-Paul et Clarisse grandissent peu à peu et Chantal est une merveilleuse maîtresse de maison.

Le couple adore les voyages, l’île Maurice ou Jean-Jacques découvre « Paul & Virginie », et New York avec les enfants déjà grands. Chantal rechante parfois en duo, notamment avec Guy Mardel mais c’est occasionnel. Pendant la première moitié des années 70 Jean-Jacques travaille en collaboration avec la télévision et notamment avec les Carpentier pour qui il compose des petites comédies musicales télévisées pour les stars de l’époque. Dans un « numéro un » consacré à Sylvie Vartan, Brigitte Bardot s’étant décommandée à la dernière minute Chantal la remplace au pied levé et chante aux côtés de son amie Sylvie « Les petites filles modèles ».
En 1975 les Carpentier la contactent à nouveau pour combler quatre minutes à la fin d’une émission consacrée à Carlos. Pour l’occasion Jean-Jacques lui compose « Adieu les jolis foulards ». Chantal prend ses enfants, les amis de ceux-ci et tous ensembles ils se rendent aux Buttes Chaumont pour entonner le célèbre refrain. Deux jours plus tard des milliers de lettre arrivent à TF1 : le public a été séduit. La mayonnaise a prit, c’est parti ! Il se vendra plus d’1 million d’exemplaires de ce 45t.

Jean-Jacques compose alors neuf autres chansons dont les plus célèbres sont « Allons chanter avec Mickey » et « Un lapin ».