Allan ou l’homme au concept révolutionnaire... A l’époque glorieuse des 2be3, d’Alliage et des G-Squad, Allan chante seul et se passe la main dans les cheveux en regardant la caméra bien en face comme pour faire des bisous d’amoureux à ses admiratrices.
Rendez-vous compte : il a réussit le tour de force suprême d’être un Boys Band à lui tout seul ! Rien ne manque : le physique de beau gosse parfait (d’ailleurs il porte des costumes Hugo Boss. Ca ne trompe pas : dans Hugo Boss, il y a bogoss) , les chansons niaises avec une musique ringarde, 4 nationalités à la fois (Malgache, Italien, Français, prénom anglais...), des fans hystériques et surtout, une vraie philosophie de la vie basée sur l’analyse consciente des rapports dichotomiques entre un monde nouménal inaccessible à l’homme et un réel phénoménologique dans lequel tout roseau pensant digne de ce nom ne peut décemment s’épanouir.
Le bel Allan Théo (avec 2 L, pour décoller ?) était donc trop parfait pour s’entourer d’autres personnes. Contrairement à Filip (oui, ça s’écrit comme ça. L’orthographe française de « Philippe » était peut être trop difficile ?) des 2be3, il n’a pas besoin de faire-valoir. Et il écrit ses chansons tout seul, comme un grand. Autant dire que le créneau Boys Band ne lui semblait pas ouvert d’entrée. Etre beau ne suffit pas. Alors il a fallu se battre, et il y est arrivé. .
Les faits parlent d’eux même : 45 couvertures de Star Club, 33 d’OK Podiums, 12 « fans de », des millions de singles vendus, une omniprésence sur M6 l’année de son succès, et bien sûr, pas d’avenir. En tout cas, pas en France. Rassurez-vous : ailleurs, c’est calme aussi. .
Un seul regret dans cette carrière exemplaire que jalousent tous les chanteurs issus de la Real TV, il n’a pas eu de série à son nom. Pourtant, tout lui avait été proposé : Allan et les garçons, Premiers Baisés (référence aux gens qui ont acheté son disque ?), mais rien ne lui convenait, lui, c’était chanteur ou rien.