- La vie dissolue de Allan Théo -

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Le jeune Alain Théophile - né en avril 1972 dans le très franchouillard département du Cher - n’était pas vraiment prédestiné à une carrière artistique, acquise aux paillettes et au music-hall de qualité (sic).

Constatons simplement que Maman aimait l’Amérique et a affublé ses gosses des grotesques sobriquets suivants : Peggy, Jeoffrey et - attention ça va faire mal - John Logan... A faire pâlir d’envie la marmaille de Dick Rivers !

Maman est secrétaire à l’ESC Grenoble. Quant à Papa, il est électricien. Pas follichon en somme, Alain décide donc de s’inventer des origines malgaches et italiennes pour préparer le terrain et plaire aux attachées de presse de Paris.

D’un parcours plutôt banal - il a passé un Bac littéraire et entamé des études commerciales dans l’école où travaillait sa Maman - l’étudiant est parti fréquenter de beaux pays au cours de quelques voyages scolaires qui l’ont mené en Italie, en Argentine et - comble de l’exotisme - aux Pays-Bas.

Les études bouclées, Allan décide de devenir un artiste : il s’installe à Paris en 1996 pour reprendre le piano. Donnant des cours particuliers à des enfants qui n’avaient pourtant rien demandé, fréquentant les boîtes à jazz pour dénicher vainement l’inspiration, il est un jour engagé chez Jacques Martin pour interpréter un rôle de composition entremêlant des sentiments de mélancolie et de candeur : groom.

1997. Celui que beaucoup surnomment dès lors Spirou est remarqué par un producteur qui ne s’appelle pas du tout Fantasio et qui travaille pour des gens qui recherchent un nouveau style de beau gosse exotique pour plaire aux petites filles. Pas fou, Allan ressort ses origines et ses voyages, s’invente un passé de globe-trotter « la guitare sous le bras » et apprend de jolis mots en espagnol. Ca donne « Lola ». Son tube, le seul, l’unique.

Prévoyant, Allan chante à tout va qu’il cherche l’amour, qu’il aime écrire des poèmes, qu’il est sensible et pleure devant les films qui font pleurer, qu’il est contre la guerre et le racisme, qu’il aime marcher dans les champs de fleurs en tenant une fille par la main quand une caméra les suit, qu’il aime les profiteroles mais pas la pollution, que la politique c’est ennuyeux mais qu’il fait faire vachement gaffe à l’avenir.

Hallucinant ce type ! Il aurait pu devenir célèbre et s’installer sur le canapé de Drucker pour nous en parler tout un dimanche. Heureusement qu’on l’a oublié...



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