- 1984-1990 - Bernard Ménez crée NanarLand SA -

(Voir la rubrique complète sur Bernard Ménez !)


-  1984 : Nanard sort le tube interplanétaire « Jolie Poupée », véritable ode aux blessés de guerre et au courage des gens qui souffrent...

Chorégraphie de folie, samplers de malade, refrain entraînant des milliers de bals populaires dans un rythme effréné...
Bilan des opérations : presque 1 millions d’exemplaires vendus, 6 semaines N°1 au hit parade, devant un Michael Jackson en plein Thriller ! Menez loupe de peu la légion d’honneur et son album la déclaration d’utilité publique (ndlr : toujours sous les pressions de Ronald Regan, pas encore remis du succès de La Frisée aux Lardons...).

Pour la petite histoire, en 1977, Bernard Menez avait déjà sorti un disque, avec une chanson écrite par le romancier Jacques Lanzmann.
L’affaire s’était conclu par un échec en demi-teinte mais, chaque année, le compositeur Marc Fabien continuait de lui proposer des chansons avec l’espoir insensé que son idole daigne l’écouter. Et puis vint le jour béni des Cieux où Marc lui a fredonné les paroles de « Jolie Poupée » sur une musique d’inspiration antillaise (ndlr : disons plutôt un zouk endiablé qui, selon nos sources, aurait rendu jaloux La Compagnie Créole et Kassav réunis !).
Bernard eut un vrai coup de foudre et se rendit aussitôt en studio pour l’enregistrer, avec la réussite « staracademique » que l’on connaît (ndlr : à chacun ses références bibliques !).
Ce succès vient d’ailleurs au bon moment car les rôles qu’on lui propose au théâtre ou au cinéma ne l’intéressent pas. Ce sont des rôles comiques sans aucune sensibilité, alors qu’il est de notoriété publique que Nanard est un acteur tragique mettant glorieusement son profil aquilin au service du drame théâtral...
Cependant, à la même époque, il reçoit des propositions de chansons par dizaines (ndlr : il se fredonne d’ailleurs que Gérard Presgurvic envisage en ce moment une adaptation des tubes de l’illustre interprète sous forme de comédie musicale, avec Greg le Millionaire dans le rôle principal et Hélène Ségara à la mise en scène - Ah ! La chanson moderne, ce vaste étalage de starlettes en tutu sur fonds de scènes rosâtres et mélodies pleureuses...).


-  1986 : Jacques Rozier propose Maine Océan à Bernard. Ce-dernier accepte. En tant que fan hystérique, j’avoue ma déception puisqu’il refuse simultanément Y’a t’il un pilote dans l’avion ? et Rocky 2 pour répondre favorablement à Rozier (ndlr : Stallone s’étant cassé un ongle lors du combat final contre Apollo, les producteurs s’étaient naturellement tournés vers un physique proche de l’étalon italien pour le remplacer au pied levé)... Constatons simplement que le sentiment patriotique a une fois de plus primé dans la carrière de l’illustre acteur, qui privilégia un film d’auteur à deux blockbusters et quelques millions de dollars US (ndlr : sans que Ronald Regan n’ait, cette fois, à intervenir).


-  1988 : Première collaboration avec Jean-Pierre Mocky sur le tournage de Les Saisons du Plaisir... Un film intimiste au titre évocateur, dont s’échappe toute la sensualité d’un acteur charismatique ; bref, Nanard dérape une fois de plus dans le polar. Avec Mocky aux manettes, on comprend évidemment que le déraillement est total.


-  Fin des années 80 : Menez devient une véritable icône du « nanarland » pour sa capacité à enchainer les daubes au cinéma. Malgrè la réussite, il préfère innover et se lance dans l’aventure génialissime de « Vivement Lundi ! » (ndlr : sorte de Caméra Café à l’ancienne, le talent et l’humour en moins...).
L’aventure, c’est le cas de le dire puisque les dialogues ne mènent nulle part, les acteurs sembent venus d’Ailleurs et les producteurs eux-mêmes ne savent pas où ils vont... La série a un petit côté La Une est à Vous au temps de sa splendeur et, comme Montiel - tendance Vidéo Gag, tout finit dans le mur !



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