(Voir la rubrique complète sur
Hélène !)
Dialogues
Evidemment, il y a beaucoup à dire, ou finalement plutôt peu de choses (voir texte par ailleurs). Tout dépend du point de vue, selon que l’on soit philosophe, politologue, socioloue, psychiatre, ethnologue, ou zoologue. Juste un exemple que je trouve fameux. C’est dans Hélène et les Garçons, dialogue entre Christian et Johanna. Johanna : " on a vraiment de la chance d’avoir des amis comme ça Christian : sans eux, j’sais pas ce que j’aurais pu faire Johanna : et sans toi, je suis plus rien Christian : tu es tout pour moi, Johanna Johanna : moi, j’peux pas vivre sans toi Christian : j’t’aime trop fort. " No comment.
Drogues
Attention, sujet tabou. Comme Azoulay a décidé de balancer, il n’évite pas le sujet. Et ça tape dur : quelques épisodes mémorables avec Christian. Les maquilleuses ont fait un sacré boulot, les têtes sont assez réalistes. Mais c’est à peu près tout. Autre célèbre épisode où Hélène est droguée a son insu (de son plein gré ?) et qui a fait si je me souvient bien scandale, puisqu’il a été censuré par Tf1. C’est vrai que Tf1 a toujours entendu protéger la jeunesse, même avant de tenter de s’acheter une nouvelle virginité en débarquant Dorothée.
Famille
Juste pour mentionner le fait qu’en 440 épisodes, à ma connaissance mais je suis pas spécialiste, on connaît pas un seul nom de famille hormis celui d’Hélène. Pas non plus de référence de la famille sauf dans un certain nombre de cas bien déterminés : 1. Le personnage est viré de la série, temporairement (Johanna, première sortie) ou définitivement (Cathy) ; 2. Le personnage cherche une excuse bidon pour se soustraire de l’attention de leur moitié (exemples : Nicolas avec sa tante pour pouvoir passer le week-end chez Arielle -personnage éphémère quoi que d’influence néfaste - : elle fait plonger Christian dans la drogue, pensez ! un héroïnomane chez Hélène, où va le monde ? ; plus régulièrement José, qui s’est fait une spécialité de ce genre de pipo, avec une mention particulière pour sa tante de Vesoule, malade au moins un demi-douzaine de fois).
Figurant(e)s
Les sitcoms d’AB ont inventé le figurant. Jamais auparavant celui-ci n’avait pris une telle importance avec un rôle si insignifiant. Il y a plusieurs rôles attribués aux figurants. C’est difficile de tous les répertorier, mais en voici quelques uns : Le personnage qui se lève et qui sort de la cafèt : au début d’une scène, il est fréquent qu’il y ait un gros plan sur un(e) figurant(e). Celui-ci regarde sa montre et semble dire " wow, il est taaaard ". Il se lève et il se casse. C’est finit pour lui, mais il peut toujours dire qu’il a joué dans Hélène et qu’on a vu sa gueule. Le branleur (ou le dragueur) : il est périodique que les filles soient importunées par un ou plusieurs branleurs qui viennent les draguer grave. Ça leur plait pas, parce qu’elles sont déjà prises et qu’elles vont pas les tromper, qu’est-ce que vous croyez ?, alors elles sortent des remarques qui cassent méchamment les branleurs, ou bien elles disent la réplique définitive, du style " nos copains font du karaté ". Et bien, figurez-vous que ça marche presque à tous les coups, les types se barrent aussi vite qu’ils sont venus. A noter qu’il existe la même catégorie de figurant pour les filles, qui viennent draguer les garçons. Mais c’est, j’ai l’impression, un peu moins fréquent. Pas de chance pour eux, parce que les figurantes sont assez canons. Le loser : Hélène est le paradis du libéralisme : on est jeune, on est beau, on a du succès, la vie est belle. A l’opposé, il y a toujours de pauv’ types (filles) qui soit attirent la pitié, soit suscitent les moqueries. Dans tous les cas, il faut qu’ils (elles) soient bien caricaturaux (ales) : gros, déprimé, hystérique, intellectuel, collant, crade, c’est au choix. Exemples typiques : Gédéon, le type qui balance Nicolas lorsqu’il trompe Hélène ou bien encore le type qui remplace très momentanément Etienne dans la chambre des garçons.
Flash-back
Une des nombreuses illustrations du grand talent des comédiens ainsi que de la production. Le comédien regarde vers un improbable coin dans le ciel, bien en face de la caméra, prend son air le plus inspiré. Alors les coins de l’image deviennent flous et se colorent en bleu, orange, vert, blanc..., et apparaissent les images du flash-back, au ralenti le plus souvent et avec un bon vieux instrumental des chansons d’Hélène. Un vrai régal.