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Hélène !)
Cheveux
J’imagine qu’à l’époque, la mode était aux cheveux longs pour les garçons. Ou alors, c’étaiit pour faire " musicos ". Enfin, bref, une forte proportion de garçons dans Hélène ont les cheveux longs. C’est pas Europe (quoi que pour José...), mais presque. Pour les filles, plutôt classique.
Comédiens
Ils ont développé un mixte du style de jeu Actor’s studio et de celui de Casimir. Ainsi, diction assez étrange. Par exemple : volonté farouche de S. Roch de faire le rebelle. Résultat : il accentue toutes les premières syllabes. Ça donne par exemple : Joooooohannna. Autre exemple : même lorsque le personnage de S. Courivaut dit un truc parfaitement anodin (ça arrive souvent dans Hélène), il le scande de telle façon qu’on a l’impression qu’il va sortir la vérité qui tue, genre phrase de Platon. Expression du visage tout en nuance. Quand il y a un truc de triste qui vient de se passer, la scène suivante commence toujours avec un gros plan sur les visages. Et ils tirent un tête terrible, ils ont tous vu un fantôme, ils regardent par terre, c’est à mourir de rire. Autre chose drôle, les pleurs. Là aussi, ça arrive souvent dans Hélène. Mais comme c’est difficile de pleurer, on utilise la bonne vieille méthode, les larmes de glycérine. Manque de pot, tantôt le flôt est mal régulé, et alors là on a un véritable raz-de-marée sur les joues ; tantôt ils sont plutôt radins et alors là c’est désopilant : les larmes proviennent d’un seul œil. Physiologiquement, j’ai pas encore compris comment ils faisaient. Toujours est-il qu’alors le réalisateur se démène, avec des plans de profil de la mort. Il y aurait beaucoup à dire, mais il faut également être honnête. D’une part, je ne suis pas comédien et je ne vais pas leur donner de leçons, d’autre part, tourner 2h par jour des trucs aussi stupides, ça doit pas favoriser les performances d’acteur, d’alleurs, c’est pas ce qu’on leur demande. Enfin, on peut dire sérieusement qu’ils ont fait des progrès (dans une certaine mesure) au fil des épisodes d’Hélène et du Miracle. Par exemple, L. Meignan. A la fin, ça a un certain style. Style probablement caractéristique, puisque la carrière en dehors d’AB des comédiens est un peu au point mort.
Croissants
C’est à cela qu’on voit qu’Hélène est une véritable apologie du capitalisme et du mode de vie occidental. Les petits-déjeuners sont toujours copieux, bien équilibrés (céréales, jus d’organge, café...), et les croissants n’y sont jamais absents. Soit le boulanger livre directement à la Cité-U -peu probable- , soit les personnages sont vraiment pas feignants. Même à 7h du mat’, il y a les croissants. Probablement à relier avec l’émission culturelle produite par AB, " Pas de pitié pour les croissants ". Je suis pas psychiatre, mais je suis sûr que Freud aurait trouvé quelque chose à dire sur l’inconscient d’Azoulay.
Cuisine
Dans le Miracle. Encore une fois, la cuisine est assez remarquable. Il y a toujours de quoi bouffer, c’est toujours bon, même si personne ne sait faire la cuisine. Une règle importante, qui vaut également pour la cafet’ : même si on est 25, on s’assoit tous du même coté de la table, et on se serre comme des sardines. On s’assoit surtout pas devant la caméra. Et la table doit rester propre, avec plein de couleurs.